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Des victimes soudanaises déposent une demande de sanctions auprès de l'Union européennne contre des soutiens présumés aux Forces de Soutien Rapide (FSR)
Publié le 11 mai 2026
Soudan : un collectif de victimes saisit l'Union européenne et demande des sanctions ciblées contre des ressortissants émiratis et des entités liées aux Forces de Soutien Rapide (FSR)
Le cabinet d'avocats DEMAIN, représentant un groupe de victimes soudanaises, a adressé le 10 mai 2026 une requête officielle à la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Mme Kaja Kallas. Cette démarche vise à obtenir l'ouverture d'une enquête et l'imposition de sanctions ciblées au titre du Régime Mondial de Sanctions de l'UE en matière des droits humains (décision PESC 2020/1999).
Des allégations graves visant des acteurs émiratis
La requête met en cause le rôle présumé des Émirats Arabes Unis dans le soutien financier, logistique et militaire apporté aux Forces de Soutien Rapide (FSR), dirigées par le Général Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti ». Ces allégations s'appuient sur des enquêtes indépendantes menées par des organisations telles que The Sentry, Human Rights Watch, Amnesty International et le New York Times. Parmi les personnalités visées figurent notamment Son Altesse le Cheikh Mansour bin Zayed Al Nahyan, Vice-Président des Émirats Arabes Unis, et Son Altesse le Cheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan, Ministre des Affaires étrangères, ainsi que plusieurs hommes d'affaires émiratis et soudanais, et quatre entités commerciales enregistrées dans les deux pays.
Si l'UE a déjà sanctionné certains membres des FSR et des Forces Armées Soudanaises (SAF), aucune mesure restrictive n'a à ce jour visé de ressortissants émiratis en lien avec le conflit.
Une crise humanitaire majeure depuis avril 2023
Depuis le déclenchement des hostilités le 15 avril 2023, le conflit entre les FSR et les SAF a engendré l'une des crises humanitaires les plus graves au monde selon l'ONU. Les victimes représentées par le cabinet DEMAIN décrivent des attaques systématiques contre des civils, incluant meurtres par drones et bombardements, destructions de biens, pillages, détentions arbitraires, actes de torture, violences sexuelles et déplacements forcés massifs. Des témoignages de terrain, dont celui d'un médecin d'El Fasher recevant jusqu'à 180 blessés par jour — majoritairement des femmes et des enfants — attestent de l'ampleur des violences.
Des mesures restrictives demandées en urgence
En réponse à ces allégations, le cabinet DEMAIN demande l'adoption de mesures concrètes, notamment des interdictions de voyager, des gels d'avoirs et des restrictions financières à l'encontre des personnes physiques et morales identifiées. L'objectif est de tarir les sources de soutien extérieur aux FSR afin de contribuer à mettre fin aux atrocités commises contre la population civile soudanaise.
Pour plus d’information sur cette requête en sanctions, le lien vers le communiqué de presse officiel en français :
(Final) CP_11 Mai 2026_DEMAIN Cabinet d'Avocat_sanctions européennes (1)
@Crédit photo : Mohammed HAMDAN / UNICEF


